Télégraphes enregistreurs

Télégraphes électriques enregistreurs

Liste des télégraphes présentés :

Télégraphe Morse (modèle 1889)

Télégraphe Hugues (1855)

Télégraphe Baudot (modèle 1874)

Téléscripteur 'Wright & Nigron' (1920)

Téléimprimeur Creed - Wheatstone (1927)

Téléimprimeur Sagem à Page (1952)

 

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Télégraphe Morse (1889) présenté dans notre salle d'exposition

 

En 1837, Samuel Morse met au point son alphabet, un procédé extrêmement simple basé sur une série de signaux courts ou longs (points, traits ).

En janvier 1838, Wheatstone dépose le brevet français pour le télégraphe à aiguilles, la sonnerie magnéto-électrique et le relais magneto-électrique

En 1840, il dépose le brevet du télégraphe Morse.

En 1844, création de la première ligne de télégraphie Morse entre Washington et Baltimore.

Le modèle présenté dans notre salle d'exposition est celui de 1889, le plus répandu...

Basé sur le principe de l’éléctro-aimant, il remplace la tige métallique par une plume elle-même placée sur une feuille de papier. Chaque impulsion électrique fait ainsi bouger la plume : à une impulsion courte correspond un point, à une impulsion longue correspond un trait.

 

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Télégraphe Hugues (1855) présenté dans notre salle d'exposition

Inventé en 1854 par l'américain David Hugues (1831-1900) .

Le transmetteur et le récepteur sont identiques, ainsi lorsqu'une dépêche était envoyée, elle était imprimée à la fois au départ et à l'arrivée, ce qui constituait un double contrôle.

Le télégraphe inprimant de HUGHES, breveté aux Etats Unis en 1855, fut installé et utilisé en France d'abord vers 1858, en Europe ensuite et aux USA en 1872. 28 touches analogues à celles d'un piano correspondent aux lettres, chiffres et signes. A la réception une "roue des types" imprime sur un ruban de papier le caractère (type) envoyé. Le mouvement du mécanisme est entraîné par un poids et une chaîne. Lorsque le poids est descendu, on le remonte à la manivelle aidée d'un treuil intégré.

Le "Hughes" est capable d'envoyer 50 à 60 dépêches à l'heure (45 mots minutes).

Son inconvénient est qu'il faut un mécanicien spécialisé à proximité de cestélégraphes car le réglage du mécanisme complexe est très délicat

 Pour en savoir plus http://visite.artsetmetiers.free.fr/telegr_imprimeur.html

 

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Télégraphe Baudot (1874) présenté dans notre salle d'exposition

 

 De gauche à droite:

     - Télégraphe traducteur Baudot (vers 1880). Le traducteur permet de décoder la dépêche transmise. Sur la bande de papier qui se déroule s'imprime le texte de la dépêche. Découpée, la bande de papier est collée surb le formulaire bleu (pour la télégraphie privée) ou jaune (pour la télégraphie officielle ou de service) du télégramme.

     - Relais de ligne.

     - Distributeur de télégraphe Baudot (vers 1900). Organe principal de l'appareil, le distributeur de télégraphe Baudot est relié au manipulateur. Les signaux codés sont envoyés au distributeur qui les transmet au traducteur d'arrivée. Utilisé en quadruple vers 1900, le télégraphe Baudot transmet 28 mots à la minute. Equipé de quatre claviers et servi par quatre opérateurs et un dirigeur, cet appareil transmet environ 110 mots à la minute.

     - Manipulateur Baudot. A chaque caractère correspond une combinaison de touches du clavier selon le code Baudot (voir ci-dessous)

Bibliographie : 'Le Patrimoine des télécommunications françaises' Flohic Editions (2002)

 En août 1874, dépôt du brevet concernant un télégraphe, rapide et imprimeur permettant quatre transmissions simultanées sur un fil, muni d’un clavier de machine à écrire, qui utilise son code : le télégraphe Baudot. (brevet n°103.898, "Un système de télégraphe rapide")

  Les premiers essais sont réalisés en 1877 entre Paris et Bordeaux

Le code Baudot, appelé Code Télégraphique International N°1 (1870) :

Un caractère est codé sur 5 bits ce qui en autorise 32. Baudot a besoin de 26 caractères pour l'alphabet, 10 pour les chiffres, plus quelques caractères pour la ponctuation.

Il utilise 2 caractères spéciaux, LTRS et FIGS, ce qui donne 64 possibilités. LTRS précède les caractères alphabétiques et FIGS, les caractères numériques et spéciaux.

ex : LTRS(01010) = R, FIGS(01010) = 4

 Au Royaume Uni, le code Baudot porte le nom de code Murray.

Le code Baudot a été adopté en 1917 pour le télex. La Commission Consultative Internationale Télégraphique et Téléphonique lui a donné en 1924, le nom de "code CCITT n°2" (le code ASCII de 7 bits est le code CCITT n°5).

 

Code

Lettres

Figures

00000

 

 

00001

T

5

00010

CR

CR

00011

O

9

00100

SP

SP

00101

H

,STOP

00110

N

,

00111

M

.

01000

LF

LF

01001

L

)

01010

R

4

01011

G

&

01100

I

8

01101

T

0

01110

C

:

01111

V

;

10000

E

3

10001

Z

"

10010

D

$

10011

B

?

10100

S

bel

10101

Y

6

10110

F

!

10111

X

/

11000

A

-

11001

W

2

11010

J

'

11011

FIGS

FIGS

11100

U

7

11101

Q

1

11110

K

(

11111

LTRS

LTRS

 CR : retour chariot (carriage return)

LF : saut de ligne (line feed)

SP : espace (space)

bel : son de cloche

Le bit le plus à gauche est le plus significatif (MSB) alors que celui qui est placé à l'extrême droite est le moins significatif (LSB), il est néanmoins transmis en premier.

Souvent le caractère FIGS est assimilé à une touche majuscule sur le clavier.

 Pour en savoir plus sur Baudot : http://www.utc.fr/~tthomass/Themes/Unites/Hommes/bau/Emile%20Baudot.pdf

 

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Téléimprimeur Creed (1927) présenté dans notre salle d'exposition

Transmission automatique en morse par bande perforée, système Creed - Wheatstone.

En 1927, le British Post Office utilise les premières machines Creed pour le service public des télégrammes.

En 1937, l'administration française achète des téléimprimeurs Creed

 .
Ce système permettait d'atteindre une vitesse de 140 mots à la minute. Basé sur une machine à écrire Creed qui permettait l'écriture sur papier ainsi que la perforation d'une bande de papier qui était ensuite transmise grâce à l'utilisation d'un lecteur de bande de type Wheatstone.

 

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Téléscripteur de 'Wright et Nigron' (1920) présenté dans notre salle d'exposition

Récepteur (terminal) d'un télescripteur de l'Agence France-Presse (Agence Havas) sur le réseau général des P.T.T. Ces terminaux ont équipé aussi les grandes salles des PMU (résultats des courses).

Cet appareil fut inventé par Wright en 1893 et perfectionné par Nigron. 1000 exemplaires environ furent construits entre 1893 et 1935.

 

Téléimprimeur Sagem à page (1952 - 1970) présenté dans notre salle d'exposition

Cette version du téléimprimeur SAGEM électromécanique a été fabriquée pour équiper les appareils CREED encore en service, les premiers abonnés au service du TELEX.

En 1953, dans le département du Loiret, les premiers abonnés ont été la Banque de France à Orléans et l'usine d'Ambert à Saint Jean de Braye. Ces appareils n'ont été utilisés par le service du télégraphe qu'après la disparition de l'appareil à bande.

20 000 exemplaires ont été fabriqués dont la moitié par les PTT.

 

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Télé-imprimeur à bande (1960) présenté dans notre salle d'exposition

 

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 18/12/2014